Un militant anti-nucléaire alsacien a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir résisté à un gendarme lors d'une manifestation contre le passage d'un convoi de déchets nucléaires et avoir "dégradé légèrement" un képi en s'asseyant dessus. Lors de cette manifestation à Seltz (Bas-rhin) le 6 février 2002, au passage d'un train de déchets nucléaires allemands, Robert Joachim aurait "résisté avec violence" à un gendarme venu l'interpeller et se serait ensuite assis volontairement, dans le véhicule des gendarmes, sur le képi d'un autre militaire.

Un militant antinucléaire poursuivi pour s'être assis sur un képi de gendarme

date : 07/01/2004 - source : AFP - origine : Strasbourg

 

Lors de l'audience, cet employé de banque de 56 ans taillé comme un bûcheron était accompagné d'un comité de soutien d'une dizaine de person-nes. Militant anti-nucléaire depuis 30 ans, il a assuré qu'il n'avait pas été violent. Il a en revanche admis s'être assis sur le couvre-chef, mais involontairement, en étant poussé dessus. Il a également reconnu avoir refusé de parler en français aux gendarmes. "Que je parle dans ma langue régionale (l'alsacien) à la police chez moi c'est normal. Qu'ils ne me comprennent pas, ce n'est pas normal", a-t-il commenté.

Le substitut du procureur Dominique Sénéchal qui a souligné que le parquet s'était montré indulgent en proposant de classer le dossier contre un remboursement du képi, a dénoncé le comportement de "monsieur je refuse tout" du prévenu, avant de réclamer 700 euros d'amende pour la rébellion et 100 euros pour le képi.

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