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Habitante
de Piskowitz, un tout petit village de
Saxe (est), Mme Scholze circule
pratiquement toujours en
vélomoteur, sauf pour les
pèlerinages qu'elle fait à
pied. Elle possède sa "Schwalbe"
(ndlr : hirondelle en français)
depuis 1982, une pièce devenue
quasiment de collection, le combinat
d'Allemagne de l'est la fabriquant ayant
fait faillite il y a quatre ans,
succombant au choc de la
réunification.
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Avec
sa coiffe noire satinée qui descend
jusqu'au pot d'échap-pement, Monika
Scholze, 63 ans, est au guidon de son
vélomoteur made in RDA une rebelle
: elle refuse de porter le casque,
pourtant obligatoire selon le code de la
route allemand.
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Cette
agricultrice fait partie d'une
poignée de grands-mères
ir-réductibles, sorabes (une
minorité slave implantée
dans l'est de l'Al-lemagne) qui portent
chaque jour le costume traditionnel de
leur peuple : une jupe, un tablier, un
chemisier et cette fameuse coiffe noire
qui tombe jusqu'au pied et empêche
de mettre un casque.
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Environ
60.000 personnes déclarent
appartenir à la minorité
sorabe, mais elles sont encore beaucoup
moins nombreuses à parler
couramment la langue, proche du
slovaque.
Les
Sorabes sont les derniers descendants de
tribus slaves installées depuis le
7ème siècle en Allemagne, de
nos jours cantonnés dans la
région de Cottbus et Bautzen,
près de la frontière
germano-polonaise.
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Jusqu'à
l'an passé, elle
bénéficiait, comme les
autres grands-mères sorabes, d'une
autorisation spéciale, seulement en
vigueur dans l'ex-RDA. Car le
régime communiste, soucieux de ne
pas oppresser cette petite
minorité, avait permis aux Sorabes
"coiffées" de conduire sans
casque.
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