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Gemueseorchester
(l'Orchestre
de légumes)
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Un
concombrophone, une rubharpe et des
carottes traversières: depuis 10
ans, les Autrichiens de l'Orchestre de
légumes mitonnent une "musique
électronique organique" avec des
instruments exclusivement tirés du
panier de la ménagère, de
Hong Kong à Belfast. VIENNE (AFP) -
2008-09-18
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"Le
concept peut prêter à
sourire. Mais notre formation est unique
au monde par son ampleur et son
sérieux", souligne Tamara Wilhelm,
l'un des 12 membres de ce collectif qui
cherche ses racines aussi bien chez
Kraftwerk que chez John Cage.Tout a
pourtant débuté sur un mode
loufoque, reconnaissent ses fondateurs,
alors étudiants à
Vienne.
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Le
résultat est une musique
littéralement inouïe,
principalement percussive, où le
crissement du chou, le sifflement de la
carotte, le choc des aubergines, la
caresse du poireau et le barrissement du
concombre composent des
mélopées hypnotiques entre
musique techno et chant de
baleines.
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De
g à d: Tamara Wilhelm,
Joerg Piringer et Susanna
Gartmayer.
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"Il faut
70 kilos de légumes frais par
concert et trois heures de travail pour
façonner la quarantaine
d'instruments employés", certains
devant être remplacés
plusieurs fois par concert, notamment par
forte chaleur, selon lui. Parmi les
créations les plus originales
figure la "rubharpe", à base de
fils de rhubarbe, et le concombro-phone,
composé d'un embout de carotte,
d'un corps de concombre et d'un pavillon
de poivron. "Les légumes permettent
de créer un univers sonore tout
à fait unique, qui ne serait que
très difficilement reproductible
avec des synthétiseurs", estime
Jörg Piringer. Jouer du légume
n'est toufois pas de tout repos: chaque
performance du groupe est
précédée par une
visite au marché en raison de la
nature périssable des instruments
de ce "Krautrock" très
particulier.
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"On
était parti sur l'idée d'un
pied-de-nez, d'un défi. Mais
très vite nous avons
réalisé que quelque chose de
plus ambitieux était possible",
précise Jörg Piringer, l'une
des figures historiques du groupe. Issus
du monde de la musique, mais aussi de
l'architecture, du design, des arts
plastiques et de la création
vidéo, l'Orchestre a vite
développé un univers propre
mariant avec raffinement le
végétal et la technologie.
"Nous produisons ce qu'on pourrait appeler
de la musique électronique
organique", résume Tamara
Wilhelm.
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Invité
à se produire aussi bien à
Singapour ou à Hong Kong
qu'à Moscou, aux Transmusicales de
Rennes ou à Belfast, l'Orchestre,
qui a donné près de 200
concerts à ce jour, doit aussi se
reposer sur les aléas des produits
et climats locaux. "En Asie, on ne trouve
pas nos radis habituels. En Italie, il
fait souvent trop chaud. Et en
Grande-Bretagne, les carottes sont pleines
d'eau et n'ont aucune tenue",
relève Tamara Wilhelm. "Ce n'est
pas facile mais c'est ce qui rend
l'entreprise passionnante. Le sujet est
inépuisable",
assure-t-elle...
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