Fille
de banquier, elle donna sa pleine mesure
après la mort de celui-ci, qui lui
permit dhériter dune
confortable fortune, en exprimant à
la fois son amour du chant et des costumes
à paillettes, plumes
dautruches et voiles de
tulle. Vêtue
de la façon la plus
improbablement kitsch, avec au
minimum trois changements de
costumes obligés, elle
donnait un invraisemblable
concert tous les ans au
Ritz-Carlton de New York, et
finalement loua le Carnegie Hall
en 1944 pour une soirée
(...) On
écrivit delle :
« son travail la rendait
très heureuse. Il est
dommage que ce soit le cas de si
peu
dartistes. Et
ce bonheur se communiquait comme par magie
à ceux qui
lentendaient.» Selon
certaines sources, Florence Foster-Jenkins
nétait pas une charmante
vieille piquée, mais un
condensé de mégalomanie et
davarice. (...) Sa variation finale
de « Der Hölle Rache
» de la Flûte
Enchantée reste un grand moment
musical (...) ayant largement
contribué à son «
succès ». Texte
extrait de " Passion Opéra.
Promenade aux rives de la folie." par
Catherine Scholler
